Référendum : Le rôle des grandes écoles et universités - La polémique
Maïté Sélignan , 17 mai 2005
(extrait)
« De nombreuses voix s’élèvent parmi les étudiants pour réclamer des débats pour le non au sein de leurs établissements. Il est vrai qu’ils sont minoritaires. Mais ce n’est pas forcément le fait des écoles et universités. A Paris-IV, par exemple, où le débat Barnier-Cohn-Bendit-Moratinos a eu lieu, ce n’est pas la présidence qui a autorisé la conférence, mais le rectorat. A la présidence de Paris-IV, on se défend de prendre position pour un côté ou un autre : « Attac a diffusé un communiqué disant que la présidence n’acceptait que des conférences pour le oui. Or nous n’avons reçu aucune demande et, par conséquent, nous n’avons pas pu refuser. Le président n’a donné d’autorisation à aucun politique et il n’en donnera pas. Le débat Barnier-Cohn-Bendit-Moratinos a été autorisé par le rectorat. » Effectivement, le rectorat confirme que la salle accordée pour le débat a été louée aux associations Jeunes Décideurs européens et Europe Métropoles pour 3 400 €. Ce que toutes les associations étudiantes ne peuvent pas s’offrir. » |